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Haïti-Météo : Gonaïves à nouveau sous les eaux, difficultés d’accès et d’acheminement de l’aide

P-au-P, 02 sept. 08 [AlterPresse] --- Moins de 24 heures après l’arrivée d’eaux en furie sur la ville, de nombreux habitants de la ville des Gonaïves, à 171 kilomètres au nord de la capitale, éprouvent beaucoup d’embarras pour survivre et recevoir de l’aide face au sinistre enregistré depuis la veille au soir avec environ une dizaine de personnes décédées, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

La situation actuelle serait plus grave que lors du passage du cyclone Jeanne en septembre 2004, rapportent des habitants évoquant le flux intermittent, aujourd’hui, des eaux ayant envahi beaucoup de maisons et quartiers.

Les nouvelles inondations à la cité de l’Indépendance découlent de la rencontre des rivières La Quinte, La Branle et ravins Durand et Sous Madanm, associés aux rivières de Passe-Reine (localité de Gonaïves) et d’Ennery (ville située au nord des Gonaïves).

En début d’après-midi du 2 septembre, il devient très compliqué d’acheminer de l’aide aux habitants, tandis que les canaux de communication par téléphone sont difficiles.

De l’eau potable et de la nourriture commencent par faire défaut pour les familles logées dans des abris provisoires, depuis 21 heures locales la veille (5:00 gmt). Le niveau d’énergie dans les téléphones cellulaires tend à diminuer au fur et à mesure, vu l’absence de courant électrique public.

Des risques sanitaires existeraient au moment ou plusieurs familles sinistrées sont contraintes de déféquer dans des sachets évacués à même les eaux des inondations, dont la hauteur varie entre 50 cm et 3 m.

En début de la matinée du 2 septembre, face au niveau des eaux, les responsables de l’hôpital public “La providence” ont du transporter différents patients (femmes enceintes, personnes en coma, autres malades, blessés divers) dans une salle généralement utilisée pour les résidents. Les divers services spécifiques (pédiatrie, chirurgie et autres) sont pour le moment non opérationnels à l’hôpital “la providence”.

Les habitants sinistrés essaient de trouver des moyens de survie pour pouvoir faire face à la nouvelle situation de catastrophe humanitaire frappant les Gonaïves, environ 4 ans après le passage du cyclone Jeanne.

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